Bike Love! Cécile Lecoq: Liberté, puissance et affirmation de soi

Bike Love story number four is from Cécile Lecoq, a Board member for Action Vélo Outaouais, she lives car free with her family in Gatineau.

Petite, j’adorais faire du vélo. J’ai grandi à la campagne, en Normandie, et on faisait souvent des balades en famille le weekend. J’en ai beaucoup de souvenirs : on allait cueillir des mûres en automne, mon père me poussait dans les côtes. Plus tard, mes études m’ont amenée à poser mes valises à Nantes, Paris et Stuttgart, et j’ai pris mon indépendance  grâce au transport en commun. 

C’est seulement une fois installée à Ottawa puis Gatineau que j’ai renoué avec le vélo, cette fois surtout comme moyen de transport, et c’est en découvrant ses magnifiques sentiers au gré des déplacements que j’ai adopté la région. Je ne l’aime jamais autant que lorsque je fais un détour au retour du travail pour longer la rivière ou affronter les dénivelés du Parc de la Gatineau. Le vélo me donne un sentiment de liberté, de puissance et d’affirmation de moi.

“Le vélo nous lie, et les moments qu’ils nous offrent resteront gravés dans nos mémoires.”

Il occupe aussi une place importante dans ma relation avec mes deux garçons de 10 et 7 ans, d’abord parce qu’il a créé une belle complicité entre nous. Les écouter raconter leur journée au retour de l’école ou du camp de jour, s’arrêter spontanément au bord de la rivière pour faire des ricochets, se faire prendre par une averse au retour du marché et rentrer le plus vite possible en riant à gorge déployée… Le vélo nous lie, et les moments qu’ils nous offrent resteront gravés dans nos mémoires.

Le vélo a aussi fait de moi une meilleure maman. Il m’a appris à lutter contre les élans qui me poussent à vouloir les protéger à tout prix. Il m’a appris à les laisser conquérir leur autonomie, d’abord sur les trottoirs, puis sans les petites roues, puis dans les rues résidentielles. Entendre le petit s’exclamer : «j’ai réussi tout seul, je veux faire le vélo toute la journée, j’aime le vélo!» lorsque je l’ai lâché pour la première fois, et lire la fierté sur le visage de mon grand quand il va seul à l’école ou chez des copains sont d’énormes récompenses.

Et c’est pour avoir le cœur un peu moins serré quand je le regarde partir que je milite pour que ma ville prenne soin de lui.

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